Va t-en !

Un jour, j’ai dit à la femme qui m’aime : « Ça ne va plus du tout, tu m’aimes trop. Tu devances mes désirs, tu me fais les plats que j’aime et quand je suis à ramasser à la petite cuillère, tu as toujours une petite cuillère. Ce n’est pas normal. Pour m’aimer autant que ça, tu dois être une sorcière. Je ne veux pas vivre avec une sorcière. Va-t-en ! Prends tout ce que tu aimes, prends tout ce que tu préfères et va-t-en ! »

La femme qui m’aime a dit « D’accord. Mais avant de partir, laisse-moi faire une grande fête avec mes amis. »

Alors on a fait une grande fête. Vous étiez tous là, mes amis. On a chanté, on a dansé et on a beaucoup bu. Enfin, mois surtout, j’ai beaucoup bu. A trois heures de matin, j’ai roulé sous la table, complètement saoul.

Le lendemain, quand je me suis réveillé avec la gueule de bois, j’étais couché au fond d’une carriole et j’entendais les sabots d’un cheval. C’était ma femme qui conduisait. Je lui ai dit : « Qu’est-ce qu’on fait là ? »

Elle a répondu : « Ben, tu m’as dit de prendre tout ce que je préférais. Comme c’est toi que je préfère, c’est toi que j’ai pris. »
J’ai soupiré : « Bon, fais demi-tour, on rentre à la maison ».

Inspiré de l’almanach de Gougand, lui-même inspiré de … ?
François Delivré – In « Trésors de femmes »

Sonia Cousin

Sonia Cousin

Coach & Facilitatrice, Fondatrice de HEA ! Conseil. Spécialiste de l'accompagnement du changement, du leadership, de la confiance et l’estime de soi et des relations interpersonnelles. Le but de mes interventions est de favoriser l’efficacité collective par la mise en place de nouveaux modes collaboratifs et relationnels.

Autres articles à lire

Une goutte d’imperfection pour rester humble et confortable

“Lorsqu’il fabrique des tapis ottomans, l’artisan y glisse délibérément un défaut presque invisible. Cela afin de ne pas…

Combien de temps…

Combien de temps… Combien de temps encore Des années, des jours, des heures, combien ? Quand j’y pense,…

Quel beau jeu de mots

JOLIMENT BIEN DIT L’emploi du pronom indéfini… Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le monde…